Quelques remarques sur le film de Monsieur Kiarostami (Copie conform)!

Chère Madame, cher Monsieur,

Je me permets de préciser quelques remarques sur le film de Monsieur Kiarostami (Copie…),  il a été certes interdit en Iran, mais il n’a jamais été question, pour le régime des ayatollahs, de le programmer, ainsi que ceux des autres cinéastes officiels, à l’intérieur du pays.

La politique cinématographique propagandiste du régime est une copie fidèle de la politique de Joseph Goebbels, il y a deux cinémas, l’un à l’usage des iraniens à l’intérieur, et l’autre à l’usage de l’occidental à l’extérieur du pays.

Monsieur Kiarostami, dans ses récentes interviews avec les médias occidentaux et iraniens (notamment à la télévision iranienne Voice of America), prétend être indépendant et avoue que depuis son enfance, il s’entend bien avec la censure et les dictateurs. Dans cette même interview il a un regard très machiste sur les femmes. Ce n’est pas étonnant s’il a cette vision, à savoir la même que ses patrons (en l’occurrence les ayatollahs au pouvoir).

Il prend les intellectuels occidentaux pour des attardés mentaux, et beaucoup tombent dans son piège. Je poserais alors cette question : depuis quand connaissent-ils Monsieur Kiarostami ? Sont-ils ses amis d’enfance ? Se souviennent-ils que Monsieur Kiarostami a été lancé pour présenter une image humaniste de régime des ayatollahs grâce à l’argent du pétrole ? Ils ne savent pas ce qu’est la vraie nature de ce régime, qui ne permettent même pas aux jeunes d’entrer à l’université, même avec la bonne mention au bac, à défaut de leur bonne connaissance de Charriât et les lois islamiques. Ils attaquent les aspects les plus intimes de la vie des gens, ils n’ont jamais respecté les lois du monde civilisé.

Sachant le nombre de cinéastes iraniens privés du soutien logistique nécessaire de l’État dont les cinéastes officiels bénéficient sans peine pour réaliser leurs films et ensuite faciliter leurs distributions en occident, montre bien à quel point ce Monsieur respecte le cadre défini par la politique cinématographique des ayatollahs. Je me demande, comment se fait-il qu’un certain responsable culturel et politique français et les intellectuels iraniens, ne savent toujours pas faire la différence entre la résistance française et les Nazis ! Par exemple la différence entre Youssef Chahine, qui toute sa vie s’est battu contre la censure en Égypte, et Asghar Farhadi, Panahi, Rakhshan Banietemad, Lila Hatami,Makhmalbaf, Kiarostami et bien d’autres cinéastes qui sont devenus célèbres à l’extérieur à tort et grâce à la politique et l’argent du pétrole. Nous constatons bien qu’un certain responsable culturel et politique français ignorent notre existence. Nous pouvons aussi choisir d’ignorer la vérité. C’est la responsabilité de chacun, et nos choix ont forcément des conséquences sur notre conscience.

Chère Madame, cher Monsieur, pour savoir le rôle de ce Monsieur et les autres cinéastes officiels, profiteurs de l’aide de régime médiéval des ayatollahs, sans oublier la lettre de Monsieur Kiarostami au président AHMADINEJAD, qui lui donne un côté très humain ; imaginez que vous invitez deux cinéastes pour prendre un café dans votre maison, et tout à coup des voyous arrivent, saccagent votre maison, font du mal à votre famille… Qu’attendez-vous des cinéastes ?

L’un tourne un film sur les crimes, puis fuit de la maison en criant « Au secours, des voyous massacrent cette famille ! », et le deuxième sort tranquillement, avec la permission et l’argent (en réalité votre argent !!), des voyous, et dit : « Tout va bien, il n’y a qu’une bagarre entre les membres de cette famille ».

Je vous laisse deviner qui joue Kiarostami, et qui joue un cinéaste en exil dans cette histoire. A votre avis, le quel d’entre eux dois-je soutenir ?

Je vous rappelle qu’aucun film ou produit culturel n’est jamais sorti d’Iran, sans contrôle de fidélité de l’auteur envers les Mollahs et l’autorisation préalable du régime !

Question :

Que se passerait-il si : les vautours, sanguinaires et les chauves-souris ne portaient pas le masque : d’artiste, d’écrivain, de poète, de journaliste, de scientifique, de politicien etc.  Pour acquérir de l’argent et de la notoriété en aidant les dictateurs criminels à justifier leurs actes barbares.

Djavad DADSETAN

Directeur Artistique

Association Art en Exil

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