Jafar Panahi, Nasrine Sotoudeh et le Parlement européen ridiculisent le prix Sakharove!

« Je n’ai qu’une passion, celle de la lumière, au nom de l’humanité qui a tant souffert et qui a droit au bonheur. Ma protestation enflammée n’est que le cri de mon âme. « 

J’accuse
Émile ZOLA (L’Aurore, le 13 janvier 1898)

image

Bonjour
Nous partageons votre engagement pour les droits de l’homme et la lutte contre l’injustice sous toutes ses formes, par conséquent, veuillez nous excuser d’intervenir de manière aussi abrupte.
Articles pour votre information sur le cinéma des Ayatollahs!
Je me tiens à votre entière disposition pour vous fournir plus de renseignements si vous le souhaitez
Bonne lecture et merci pour votre attention.
Que se passerait-il si les sangliers et les chacals ne portaient pas le masque d’artiste, d’écrivain, de poète, de journaliste, de scientifique, de politicien…pour acquérir argent et notoriété en aidant les dictateurs criminels à justifier leurs actes barbares ? Si seulement censure et propagande appartenaient au passé, si seulement les vautours sanguinaires ne portaient pas de masque, alors oui l’art serait en tous points défendable et nous pourrions être fiers d’ériger les intellectuels en porte-parole de ceux qui ne disposent pas des mots.
Des milliers d’artistes en Iran sont privés des facilités qui sont réservées aux quelques artistes, poètes, écrivains et cinéastes officiels.
Je me permets de vous rappeler que c’est grâce à l’argent du peuple iranien que Jafar PANAHI et les autres cinéastes fidèles au régime sont devenus célèbres à l’extérieur du pays. Mais en vérité ce ne sont que des représentants culturels des Ayatollahs à l’étranger.
Comment cela se fait-il que certains mettent l’une à côté de l’autre Nasrine Sotoudeh et Jafar Panahi ? Quel est le rapport entre ces deux-là ? Nasrine Sotoudeh semblait être une avocate courageuse qui était en prison pour avoir réellement défendu ses clients. Et elle semblait devoir être soutenue (même si on pouvait croit que très bientôt elle ferait, elle aussi, partie comme Madame Shirin Ebadi ou Akbar Ganji, de l’opposition fabriquée par l’Occident pro Moussavi et par les soi-disant réformateurs)! Mais le deuxième (Jafar Panahi), n’est qu’un pur opportuniste qui doit sa célébrité à l’étranger au régime islamique de l’époque de Khatami et en particulier à Ahmadinejad (durant son premier mandat). Mais, lors des derniers événements, pour prouver encore une fois son opportunisme, il s’est rangé du côté de Hossein Moussavi et des opposants à Ahmadinejad croyant que c’était Moussavi le vainqueur des élections. Que l’on ne s’y trompe pas. L’Iran est bel et bien une dictature, sachant user de sa propagande à l’intérieur comme à l’extérieur. J’en veux pour preuve la programmation du film de Panahi Offside (récompensé à Berlin) au très officiel festival de Fajr (toujours sous le patronage de M. Ahmadinejad !!!).
Malgré son emprisonnement (quel emprisonnement ?) Jafar Panahi a pu écrire de sa cellule d’isolement (quelle cellule d’isolement ?), des lettres aux différents festivals Ces lettres ont été rapidement traduites par des agents connus du régime et distribuées en direct et dans différentes langues. Ce qui est encore plus intéressant, c’est que malgré l’interdiction de faire des films qui soi-disant pesait sur lui, il en a fait trois ! C’est drôle de voir que certains intellectuels occidentaux pensent que « L’art se développe uniquement chez les artistes soutenus par le régime islamique » ! C’est tellement clair que même Abbas Kiarostami (un autre « maquilleur » du régime) n’arrive pas à supporter cette bizarrerie et le dit en criant! Je vous rappelle que ce régime depuis sa prise de pouvoir a bien montré qu’il n’a aucune pitié, aucune patience ni tolérance envers ses vrais opposants. Ce même régime a assassiné Ziba Kazemi, cinéaste et photographe irano-canadienne, Satar Beheshti, blogueur et des milliers d’autres opposants qui réclamaient un peu de liberté !
Ce qui est vraiment triste aujourd’hui c’est que les héritiers de Victor Hugo (le plus grand exilé de France et du monde à mes yeux), boycottent et isolent les artistes exilés et tendent la main aux Ambassadeurs culturels d’un régime criminel! Nous savons parfaitement que des milliers d’artistes, poètes, écrivains iraniens – dont des centaines de cinéastes – ont quitté le pays et que des milliers d’autres restés en Iran sont privés des facilités qui sont réservées aux quelques artistes, poètes, écrivains et cinéastes officiels. Ce qui est vraiment étonnant et triste, c’est la façon dont les intellectuels européens et surtout le Parlement européen, les journalistes, les cinéastes, les femmes et hommes politiques, les responsables culturels, les festivals, le CNC, la DRAC, les médias (la liste est très longue), continuent à soutenir les producteurs et les distributeurs de films des Mollahs, et ne font aucune différence entre bien et mal, même si aujourd’hui la source du mal est parfaitement connue… Dites-moi qu’ils ne le font pas exprès ? Comment pouvez- vous expliquer cette discrimination évidente ? Avez-vous par hasard entendu dire ou lu que des demandeurs d’asile iraniens, après avoir reçu des réponses négatives à leur demande, se sont immolés ? Mettez-vous quelques instants à leur place : ils préfèrent mourir dans un pays étranger plutôt que de vivre dans leur propre pays et sous la protection bienveillante de la Révolution islamique qui soutient des gens comme Panahi, Farhadi, Kiarostami et…
Tout en vous respectant pour votre engagement humaniste, je suis déçu et en colère, que la Mairie de Paris comme d’habitude, sous l’influence de ses conseillers iraniens ou pro-régime iranien, ait remis à M. Jafar Panahi le titre de citoyen d’honneur de la Ville de Paris! Et nous, les exilés, devons regarder cette triste farce.
Hélas, nous avons tellement choses à dire mais qui nous écoute? Personne!!!
Pour plus d’informations : « lettre ouverte à Monsieur Costa-Gavras, à propos de Panahi » ainsi que l’article « Quelques mots aux amoureux du cinéma de la République islamique » !
Je me tiens à votre disposition pour toute information complémentaire lors d’un éventuel entretien.

Je vous prie de croire, à l’expression de ma profonde considération.

Djavad DADSETAN

Directeur Artistique

Association Art en Exil

Association Art En Exil est la voix d’une culture humaniste, pluraliste et citoyenne, détachée de toute appartenance politique.

Pin It

Comments are closed.