Bilan du 11e festival international de cinéma iranien en exil

Le 11e festival international de cinéma d’Iran en exil a commencé par des rencontres avec Madame Nadia BENTCHICOU Directrice de la Cohésion Sociale et de la Culture L’ACSÉ (Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances ), et Madame Claudine BOUYGUES Adjointe au Maire de Paris, chargée des Droits de l’Homme De l’Intégration, de la Lutte contre les Discriminations et des Citoyens Extra-Communautaires, à Paris du 21 au 24 février 2013 au cinéma La Clef dans le 5ème arrondissement.

Cette année encore le festival était dédié aux femmes et aux hommes, combattants de la liberté, d’hier et d’aujourd’hui, d’ici, d’Iran ou d’ailleurs.

Le but du festival était non seulement de présenter le cinéma Iranien et d’autres arts en exil, mais aussi de marquer un trait-d’union entre cinéastes de différentes nationalités et de différentes cultures. Un aspect très intéressant du festival était la présence significative des films réalisés par des jeunes cinéastes et des cinéastes femmes de différentes nationalités sur tous les aspects de la vie d’exilés, de réfugiés, d’immigrés, résistance, de sans-papiers, discrimination, de biographies des combattants pour la liberté, violence faites aux femmes (31 courts, longs inédits, fiction, documentaire), etc. Tous les débats, les films en Persan et les questions/réponses avec des metteurs en scène ont été traduits en français et en simultanée.

Nous avons assisté à des présentations/débats (16) sur des films dont certains cinéastes étaient présents et écouté également de la musique iranienne par Alireza KISHIPOUR et musique afghane par Ali FAIZI à l’ouverture et à la clôture de festival.

En résumé, nous avons assisté à un moment fort de rencontres, de dialogues, de convivialité en même temps que de présentations de films, qui nous ont permis de vivre un long week-end aussi bien utile qu’agréable. Il faut ajouter que pendant le festival nous avons le plaisir de visiter l’exposition des oeuvres photo- texte de Kamran SOWTI.

Ce 11ème festival, a bénéficié d’un immense succès aussi bien de par la qualité et la variété des films proposés que par la richesse des débats, des rencontres entre le public et les artistes venus présenter leurs oeuvres, de France mais aussi de l’étranger.

Ces films touchaient aux problèmes quotidiens que vivent les jeunes générations dans les pays d’accueil, notamment de jeunes filles en butte avec les fortes traditions religieuses et culturelles de leurs parents; Ils témoignent directement de la souffrance de l’exil vécu par des femmes confrontées à l’indifférence, la peur, l’impuissance devant leurs révoltes et leurs revendications.

Ce festival a attiré de nombreux jeunes iraniens avides de connaître, analyser, discuter des différentes difficultés de créations mais aussi de découvrir une réalité iranienne peu connue du pays d’origine et de l’exil vécu par leurs parents. Le bilan s’est avéré positif, puisqu’il a attiré beaucoup de personnes, qui en ont tiré une grande satisfaction et ont formulé leur souhait de renouveler l’expérience les années suivantes.

NB : Nous n’avons jamais eu un budget minimum pour recruter une attachée de presse ni pour cette édition et ni pour les précédents et malgré cet contraint (ou manque), nos soirées surtout ceux d’ouverture et la clôture les salles étaient pleines.

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