Les vendeurs d’art au service du régime de la République islamique

La République islamique, comme d’autres, a toujours eu besoin de ceux qui, en apparence, sont à l’extérieur du gouvernement et qui jouent le rôle de critiques.

Ces gens-là rentrent en scène pour développer les buts du gouvernement dans la société. Au moment des élections, on voit que certains cinéastes et écrivains, des experts et des courants fabriqués par le régime, commencent à bouger sous le nom d’activistes sociaux, défenseurs des droits des femmes, etc. C’est pour mettre en pratique ce que veut Khaménéi que « le peuple rentre en scène » et participe massivement aux  élections.

C’est évident que le spectacle des élections est important pour les criminels qui sont au pouvoir en Iran. Ils veulent, avec cette tromperie, éloigner la société de toute réflexion qui irait dans le sens du renversement du régime.

Dans ce genre de groupes, on peut voir des cinéastes, journalistes et courants fabriqués par le gouvernement, qui sortent des déclarations pour soutenir tel ou tel candidat poussant la société dans la direction du régime.

Le genre Mohsen Makhmalbaf qui vit à l’extérieur du pays et qui a soi-disant émigré ; ils font peur à la population en lui disant que s’il ne vote pas pour celui-ci, c’est celui-là qui sera élu. Quelle est la différence entre untel et untel pour la société ? Quelle différence il y a eu pendant trente ans ? Ce n’est pas les élections qui changent quoi que ce soit. C’est un  gouvernement qui change ses pions sur la base de ses intérêts internes et internationaux.

C’est là où on voit le rôle de ceux qui poussent la société vers les intérêts du régime et qui la trompe. Ces courants ont donné des coups terribles contre les mouvements des femmes, des étudiants et des ouvriers.

Le régime ne peut pas arrêter les mouvements sociaux seulement par la répression. Le rôle de ces courants est aussi de chercher à montrer un visage plus doux de ce régime, un régime qui ne donne aucune possibilité de protestation et dont dans sa prison on tue toujours des étudiants.

Un régime qui met sur scène comme artistes « clandestins » des gens qui étaient des mercenaires de différents ministères, pour salir les vrais clandestins. L’un annonce qu’il veut émigrer du pays sans demander l’asile pour pouvoir aller en Iran et revenir. Ces gens-là sont les vis et écrous de la machine de crimes inhumaine de ce système social qui, tôt ou tard, sera écrasé par la masse des affamés.

 

Lila Ghobadi, mai 2009

www.banoufilm.blogspot.com

lilacforfreedom@gmail.com

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