ART EN EXIL

CINÉMA
LA CLEF (centre culturel
la CLEF)
21, rue La Clef / rue Daubenton
75005 Paris
M°
Place Monge / Censier Daubenton (ligne 7)
Projection
des courts métrages tournés en total clandestinité et inédits du public français
Vendredi
2 avril
. L'arbre qui se souvient
Réalisation
et animation: Massoud RAOUF Documentaire, vidéo, Betacam 50 minutes
(Meilleur documentaire canadien, festival du doc. international HOT DOCS 2002 /
Meilleurs doc. Social, festival du court métrage Yorkton 2002 …) en français
16h00
Ma maison
infernale : Sousan TASLIMI
100 minutes, 35mm (Projection en vidéo), fiction, Suède, suédois
/ persan, sous-titré anglais
18h00
l’ouverture
du festival
- Dans la tourmente des Ayatollahs, 52' en français Année de production : 2004 (suivi d'un débat avec le réalisateur)
Cocktail
Samedi 3 avril
14h00
-VIVRE SA VIE « REZA » biographie
de Reza DEGHATI Production National
Géographic Vidéo
47’ en
français
-Regards d’afghanes Le
premier film tourné par des reporters d’images afghanes Vidéo
52' en français Année de production : 2003
16h00
- Makhmalbaf
sans voile , réalisé par Shapour DANESHMAND, durée
50mn, diffusion en anglais.
-
Figurants de Nasrollah SHEÏBANI,
durée 52mn, sous-titré en anglais.
18h00
Le vrais
troriste c’est le regime des ayatollah! De Hossein Pouya, 50mn, bétacam,
en persane, année de production :
2004 (suivi d'un débat avec Satar LEGHAII
journaliste et écrivain indépendant)
20h00
Programme spécial en hommage à Féreïdoun
RAHNAMA, poète et cinéaste.
-
Un rapide coup d’œil sur les oeuvres de F. RAHNAMA, par Bassir
NASIBI, durée 30mn.
-
« Takhté
Djamchid » (Persépolis), 1964, durée 20mn. Vidéo
- « Fils d’Iran… », diffusé en persan et
sous-titré en français, 1975, durée 70mn.
Dimanche
4 avril
14h00
.Vienne, mon amour : Houchang
Allahyari,104 minutes, 35mm,
fiction, Autriche, 1991, persan,
français
16h00
3 films documentaires de Moslem MANSOURI
. UTOPIA (Les Réfugiés de guerre) Betacam, 34 minutes persan sous-titré anglais 2003
. EPITAPH ( Les Prostituées)
35 minutes, Betacam, persan
sous-titré anglais 2003
.
Le Procès
ayant obtenu le meilleur prix du Meilleur documentaire au festival
de New York, 2002, (fondateurs du festival: Robert de Niro, Martin Scorcese…),
et admiré par Michael Moore, de cinéaste iranien exilé en Amérique du Nord,
Moslem MANSOURI, tournés en total clandestinité en Iran et inédits du public
français.
Le film "Procès" est un chef d'oeuvre du cinéma ! il faut le voir et revoir plusieurs fois ! Ce film a apporté beaucoup de choses au cinéma mondial !
Diego
Jerez, Journaliste à la Radio FPP
C'est
en ces termes que ce journaliste parle de cet excellent film qui a reçu tous
les honneurs du cinéma international.
42 minutes, Betacam, Canada,
persan sous-titré anglais
18h00
Programme
spécial en hommage à Nasib NASIBI, poète et cinéaste
-
Crainte de
l’obscurité de l’âme ! Nasib
NASIBI, 50’ vidéo, persan
Cinéma
engagé et revendicateur :
-
Discours de Monsieur
Bassir NASIBI (suivi
d'un débat avec Basir NASIBI)
20h30
. Petit Photographe Réalisatrice :
Sheida FIROOZI Fiction 19 minutes vidéo, Betacam, Angleterre (suivi
d'un débat avec la réalisatrice)
Rendez
vous le 02 avril au Cinéma La CLEF
21, rue La CLEF/ rue Daubenton
75005 Paris
Sous
réserve des changements de programme.
Avec
le soutien de FASILD, Cinéma- y- Azad (Allemagne), Horizon Communication et Radio FPP
Pour
plus d’information, visitez notre site : http://artenexil.net
Les films d'une journée de
cinéma iranien en exil:
Format : Betacam, Angleterre
Durée :19’
persan sous-titré
anglais
De: Sheida FIROOZI
Fiction,
19 minutes
Résumé du film :
Pendant que son père est sommeillé, un petit garçon prend son appareil photographique et sort de la maison pour prendre des photos …
2.
L'arbre qui se souvient
De : Massoud Raouf
Documentaire, vidéo, Betacam 50 minutes (Meilleur documentaire canadien,
festival du doc. international HOT DOCS 2002 / Meilleurs doc. Social, festival du court métrage Yorkton
2002 …) en français Canada
En
1992, un étudiant iranien se pend aux abords d’une petite ville de l’Ontario.
Il avait trouvé refuge au Canada après avoir échappé au régime brutal d’Ayatollah
Khomeyni, mais il ne pouvait plus vivre avec ses souvenirs. La nouvelle a trouvé
écho auprès du réalisateur Massoud Raouf, un homme de la génération qui a lutté
pour la démocratie sous le règne du dernier shah…
3.Vienne, mon amour
Autriche, 1991
Mise en scène :
Houchang Allahyari
104 minutes, fiction,
allemand-persan sous-titré français
Les aventures vécues
par un homme traditionnel et religieux iranien à la suite de sa fuite du pays
et son asile en Autriche, y compris ses relations d’amour avec une autrichienne
et son insistance pour qu’elle l’épouse de façon religieuse. C’est une comédie,
jouée par Fereydoune Farrokhzad, sur les différences et les complexités culturelles
entre l’orient et l’Occident.
4.IRAN
Résistance d’un
peuple opprimé
Auteur – Réalisateur - Image : Jamshid
GOLMAKANI
Montage : Nathalie CHARLES
Format : Betacam numérique
Durée : 55’
Une coproduction : histoire, Cauri Films et Horizon Communication
Année de production : 2003 France
Que connaît le public de la République Islamique d’Iran ? Comment les dirigeants du pays imposent-ils leurs règles politico islamiques à la population, depuis la chute du Shah en 1979 ?
Notre recherche montre clairement la pensée islamique des hommes
du régime, et leurs pratiques pour s’approprier le pouvoir politique et économique
du pays. Nous comprenons que le pouvoir des Ayatollahs, s’appuyant sur l’Islam,
élimine tous ceux qui n’adhérent pas au régime en place.
Cette enquête d’investigation a pour point de départ une série d’assassinats d’intellectuels en automne 1998 à Téhéran. La population se révolte. Un mois plus tard, pour la première fois, le Ministère Iranien de l’Information et de la Sécurité avoue sa responsabilité.
Le film montre que ce ministère est à l’origine de la terreur et de la répression exercée sur le peuple, sous le contrôle direct du Guide suprême (d’abord Khomeini, et actuellement Khamenei).
Le film décrit les tactiques employées par les autorités iraniennes pour que les commanditaires ne soient pas nommés : les Ayatollahs au pouvoir, qui ont lancé la Fatwa à mort à l’encontre des intellectuels opposants. Nous voyons que le président Khatami préfère rester silencieux et céder devant le Guide suprême.
Le film suit de près le difficile combat des familles des victimes, pour que les exécuteurs et les commanditaires des assassinats soient dénoncés.
En janvier 2001, le Tribunal militaire de Téhéran, dans un procès à huis clos, juge et condamne quelques simples agents du Ministère de l’Information et de la Sécurité. Les familles des victimes boycottent le procès.
Aujourd’hui, elles continuent leur combat pour mener les « vrais responsables » devant une justice indépendante et compétente.
5.
« le Procès »
Format : Betacam
2002 Canada
Durée :42’
persan sous-titré anglais
L’histoire se passe dans un des villages de Varamine en banlieue de Téhéran. Une équipe de cinéastes fait un film 8mm. Le metteur en scène, Ali MATINI, a écrit 110 romans et a fait 18 films. L’équipe ne montre ses films qu’aux villageois. Les services secrets de la République islamique sont informés de la présence de l’quipe, ils l’attaquent sous le prétexte de la non autorisation, l’arrête, emprisonne ses membres et les oblige de promettre qu’ils ne feront plus de films…
6. Les Prostituées 35'
Entretiens poignants avec
des prostituées, qui expliquent en termes simples et émouvants leurs vies et
leurs malheurs.
persan sous-titré
anglais Format :
Betacam 2003 Etats Unis
7.
Les Réfugiés de guerre
34' Une famille de réfugiés de guerre qui expliquent
en termes simples et émouvants leurs vies et leurs malheurs.
Persan sous-titré
anglais Format :
Betacam 2003 Etats Unis
Né en 1964, il a été emprisonné par la République islamique en 1982 pour une
période de deux ans. Il travailla avec des revues cinématographiques. En même
temps, sous couvert de travail de presse indépendant de l’Etat, il a fait plusieurs
films sur l’appareil de censure, ceci entre 1994 et 1998, entre autres :
Close Up ; Long Shot (la vie de M. Sabzian) ; Chamlou, poète de
laliberté ; la vie interdite (sur les femmes qui ont subi la guerre) ;
la terre sans sexe ; les prostitués,
un film à propos de l’achat et la vente des enfants iraniens. Il a été aussi
associé dans le film « les figurants », et enfin il a fait un film
à propos des équipes de cinéastes qui produisent des films dans les villages
aux alentours de Téhéran sans avoir l’autorisation officielle du gouvernement ;
ce film s’appelle « le Procès ».
En 1999, il sort d’Iran et sa demande d’asile est acceptée par les Etats-Unis où
il continue ses activités. Pendant ce temps, en plus du montage du film « le
Procès » et sa présentation dans des villes américaines et canadiennes,
il a écrit plusieurs articles sur la façon de travailler des appareils culturel,
artistique et cinématographique de la République islamique, articles publiés
dans divers organes de presse à l’extérieur du pays et sur des sites Internet.
8.Yeritzi
Fiche technique :
Scénario et réalisation :
Serge Melik Hovsepian
Avec : Michel
Debran
Durée : 26
minutes
Couleur , 16 mm
En français
L’année de production :
1993 France
Synopsis
Un vieil homme, mourant,
est en proie aux sentiments douloureux de la solitude et du vide.
Toute sa vie durant, il a cru gouverner – tel
un dieu – les êtres et les choses. Mais aujourd’hui, alors que la mort s’avance
vers lui et le prive de tout, il n’arrive pas à comprendre alors qu’il est encore
vivant, pourquoi il se trouve enivrement abandonné par son univers familier.
9. « Travaux artistiques vus autrement »
De H. Pouya et P. Mirshahi,
50mn, bétacam, anglais. Angleterre
Film documentaire réalisé en septembre 2002.
Résumé : En été 2002, David Blanket, ministre de l’intérieur du Royaume-Uni, lors d’une interview, critique les mariages arrangés et dit : « Ce genre de mariage est une tradition déplaisante encore pratiquée par de nombreux pays du tiers-monde. ».
D‘après lui, les immigrés résidant aux R.U., doivent cesser cette tradition.
Ce film est basé sur la vie et les œuvres de quatre artistes d’origine étrangère vivant au R.U. : un metteur en scène turc, un acteur et metteur en scène iranien, un scénariste de théâtre nigérien, et enfin, un artiste pakistanais.
Tous leurs efforts consistent à montrer à quel point leur héritage culturel a enrichi le paysage culturel britannique. C’est en cela que les paroles du ministre ne révélaient que des propos racistes loin d’être généralisé.
A propos des
réalisateurs :
Parvin MIRSHAHI, titulaire d’un DEA en études cinématographique de la plus célèbre université londonienne. Ce film qu’il a présenté en tant que projet de maîtrise a remporté le premier prix de la JVC pour le son et la rédaction.
Il a participé à la réalisation de plusieurs courts-métrages et de longs-métrages documentaires.
Hossein POUYA (FARSHID), titulaire d’un DEA en audiovisuelle et en média et communication d’une célèbre université londonienne. Il a déjà réalisé plusieurs longs documentaires et de courtes histoires. Le film présenté a été réalisé avec la participation de Mme Borli Andrews, journaliste et écrivain américaine.
Sous reserve des changements
de programme.
Annulation festival du cinéma
iranien en exil
Deuxième festival de Cinéma Iranien en
Exil
Festival
du cinéma iranien en exil cherche des films portant un message sur les questions
suivantes:
Racisme, femmes, immigration, exil, censure ....
Formats acceptés : tous
Non compétitif. Limite d'envoi des cassettes : juillet 2003
Festival du 06 au 12 novembre 2003
Les cinéastes sont défrayés dans la mesure du possible
Infos
et inscription:
Association Art En Exil
40, rue Blancs Manteaux
75004 Paris
E- Mail :
E- Mail :
Tel: 01 45 42 20 16
06 09 12 68 07
Deuxième festival de Cinéma Iranien aura
lieu :
Du 06 au 12 Novembre 2003
A propos du Premier Festival de Cinéma : Les informations contenues dans ce dossier sont celles dont nous disposons à l’heure où nous mettons sous presse. Il se peut que certains résumés de films n’y figurent pas. De même que la présence de certains réalisateurs invités peut être sujette à modification.
Les résumés des films sont listés dans l’ordre
chronologique de leur projection au cours des trois journées du Festival. Les
horaires indiqués sont ceux des séances, celles-ci regroupant généralement films
et débats avec des réalisateurs invités.
LES
FILMS ET LEURS AUTEURS
CE QUE VEUT DIRE LA NUIT
Fatimah, une adolescente arabe de 15
ans, s’organise une double vie pour réaliser son rêve : devenir danseuse
de ballet malgré l’opposition de sa famille religieuse. L’histoire
se déroule en Hollande.
RAHA
Les souffrances et les angoisses de
Raha, comédienne iranienne de cinéma et de télévision, obligée de fuir son pays
et désespérée jusqu’à la limite du suicide, jusqu’à ce que survienne
un événement qui bouleversera sa vie.
LE TOURMENT ROUGE (Azare sorkh)
« Zar » est une danse envoûtante qui
existe en Afrique. On appelle les « âmes » ceux qui la pratiquent. Dans le sud
de l’Iran, Zar est considérée comme une sorte de folie.
Dans ce film, un pêcheur, à bout de
ressources, se fait embaucher par une société maritime, pour pouvoir entretenir
sa famille. Perturbé par ses problèmes, il fait des rêves étranges emplis d’hallucinations
et de musique de zar et bascule peu à peu dans la folie. Un jour, il se déshabille,
entre dans la mer et s’éloigne.
JOURNAL DU FRONT
La préparation d’un reportage
sur l’Afghanistan par Reza Deghati, photo reporter iranien collaborateur
à la revue « Nation al geographic », sous l’œil d’un autre
reporter américain ¨Sebastien Junger. Ce film « portrait » de Resa Deghati a
été présenté à Cannes, au Festival du film documentaire. Né en 1952 en Iran,
Reza est à 16 ans photographe autodidacte. Etudiant en architecture à l’Université
de Téhéran, il commence parallèlement en 1978 une collaboration avec l’agence
France-Presse, puis au cours des années suivantes, Times Magazine, l’Unesco,
le National geographic…Exilé en France depuis vingt ans, Reza est devenu
un photographe réputé sur la scène internationale.
MERGUEZ, KEBAB, ETC.
Goldorak a rencontré Candy sur internet.
Ils se croisent aujourd’hui pour la première fois sous l’œil
sceptique de Max, un vendeur de sandwichs…
LE PROCES
Dans un village de la banlieue de Téhéran,
un écrivain populaire tourne un film. Celui-ci une fois terminé est projeté
aux villageois, mais, dénoncée aux services secrets de la République islamique,
l’équipe de cinéastes est arrêtée et emprisonnée.
Moslem Mansouri est né en 1964. Considéré
comme cinéaste subversif, il a passé deux ans, de 1982 à 1984, dans les geôles
de la République islamique. Resté en Iran jusqu’en 1999, il poursuit à
sa sortie de prison une activité de journaliste indépendant et réalise plusieurs
films sur l’appareil de censure, la prostitution et le trafic d’enfants.
Il a aussi été associé au film « Les Figurants ». En 1999, il demande l’asile
politique aux Etats-Unis.
VIENNE MON AMOUR
Une comédie sur les aventures et les
amours d’un iranien traditionnel religieux expatrié à Vienne, qui tente
de convaincre sa fiancée autrichienne de l’épouser de façon religieuse.
Projeté en hommage à son acteur principal: Fereydoune Farrokhzad, assassiné
en Allemagne par les services secrets iraniens quelque temps après la sortie
du film.
CARNET DE CHINE Un film sur la 4ème
Conférence mondiale sur les femmes, tourné à Pékin en 1995, par la cinéaste
Jamileh Nedai.
A L’AUBE
Madame Novak, une actrice âgée, reçoit
les confidences de son voisin veuf Monsieur Tadei, qui lui relate les fréquentes
« visites » nocturnes de sa femme décédée. Peu à peu, persuadé que celle-ci
le désire auprès de lui, il décide de se suicider. Dans un élan désespéré, Madame
Novak fait appel à la police.
COMEDIE CLASSIQUE
De Negar Djavadi.
Mahin et Ghassem, un couple d’Iraniens
dans la soixantaine, vivent à Paris où ils tiennent un magasin de développement
de photos. Un jour, Ghassem, découvre, horrifié, sur une des photos, sa fille
Mariam dans les bras d’un jeune homme blond.
Negar Djavadi, née à Téhéran en 1969,
vit à Paris depuis l’âge de dix ans. Elle est réalisatrice et enseignante
à l’Université de Paris VIII. « Comédie classique » est son troisième
court-métrage.
LE TRIBUNAL DE BERLIN
Un documentaire-enquête sur les évènements
qui suivirent la vague d’assassinats d’intellectuels iraniens en
automne 1998 en Iran.
Le film suit Paratsou, fille d’un
couple assassiné, son parcours et ses conférences de presse en Allemagne, en
France et en Suisse, pour alerter l’opinion publique occidentale sur la
réalité du régime de terreur de la République islamique.
L’EPOUVANTAIL
La défaite d’une révolution racontée
en quatre minutes de court-métrage, à partir d’un proverbe :
« La révolution mange ses propres enfants
»
LES AILES DU DESIR
Un petit garçon apporte comme cadeau
à son père enfermé en prison un dessin d’oiseau. Mais le dessin est refusé
au motif qu’il est subversif. L’enfant recommence et cette fois
dissimule des oiseaux dans les branchages des arbres.
LA POLITIQUE D’ASILE EN ALLEMAGNE
Court-métrage de 5 minutes : fiction
humoristique.
Dialogue entre un journaliste et un
expert du « commissariat aux réfugiés ».
(Texte en français, remis aux spectateurs
au début de la séance)(joint à ce dossier)
AUTRUI
Vienne, un mètre carré, un visage et
un meurtre. Basé sur un fait divers réel survenu en 1999.
Les derniers instants de la vie de
Marcus, jeune réfugié africain, expulsé par la police autrichienne et tué par
les policiers au cours de sa déportation vers son pays d’origine.
LA FRONTIERE
Quelque part en Suède, dans une école,
une immigrée à bout de désespoir, sur le point d’être expulsée avec sa
fille de neuf ans, prend en otage une enseignante et sa classe, menaçant de
les exécuter si sa demande d’asile est rejetée.
Compte - rendu du Premier festival de cinéma iranien en exil.
Il s’agit du premier festival de ce type à Paris. Il a eu lieu
du 8 au 11 novembre 2002. Le cinéma Entrepôt, qui a bien sa place pour la variété
et la qualité de sa programmation, a reçu le premier festival de cinéma iranien
en exil.
Au programme : une vingtaine de films
iraniens inédits , fictions et documentaires , tournés en Europe, aux Etats-Unis
ou en Iran, dans la clandestinité.
Ces films touchent aux problèmes quotidiens
que vivent les jeunes générations dans les pays d’accueil , notamment
de jeunes filles en butte avec les fortes traditions et religieuses et culturelles
de leurs parents ; comme c’est le cas de deux films : « ce que veut dire
la nuit « et « comédie classique »…
D’autres films témoignent directement
de la souffrance de l’exil vécue par des femmes confrontés à l’indifférence,
la peur, l’impuissance devant leurs révoltes et leur revendications ;
ainsi les films Raha ou à l’aube …
D’autres encore parlent du pays
même d’origine, l’Iran et des drames vécus pour les intellectuels,
créateurs, artistes de tous genre confrontés à la censure et à la répression
des services secrets de la République Islamique.
En bref, autant de films témoignages
qui mettent en éclairage deux thèmes majeurs :
- le difficile combat que mènent les
intellectuels iraniens, méconnus par le grand public et non soutenus par les
grandes instances officielles, pour imposer leur créations et surmontant la
censure, le rejet et les difficultés de reconnaissance.
- la survie, dans des conditions très
dures, d’exilés vivant la
discrimination, le racisme au quotidien,
des jeunes issus de l’immigration et notamment des femmes qui ont à mener
un double combat.
Entre les films, se sont déroulés des débats avec des réalisateurs iraniens
venus de France mais aussi de l’étranger qui ont présentés leurs films.
Ainsi ont eu lieu différentes conférences
et tables rondes :
- des hommages d’artistes iraniens
célèbres disparus,
- une conférence sur « les traces des
femmes dans le cinéma iranien en e avec Mme Niloufar Beyzaï,
une conférence débat sur « le cinéma de l’exil et l’exil
des médias » mettant en lumière les obstacles des réalisateurs et auteurs de
films .
une table ronde sur « les festivals internationaux et la République
Islamique »
Ce festival a attiré de nombreux jeunes iraniens avides de connaître,
analyser, discuter des différentes difficultés de créations mais aussi de découvrir
une réalité iranienne peu connue du pays d’origine et de l’exil
vécu par leurs parents .
La participation aux films et aux débats
qu se sont déroulés en bilingue
Un court reportage du premier Festival de cinéma iranien en exil
C’est la première fois que ce festival avait lieu à Paris. Nous
avons pu voir une vingtaine de films iraniens inédits, fictions ou documentaires,
tournés en Europe ou en Iran dans la clandestinité, les 8,9 et 10 novembre au
cinéma l’Entrepôt. Aussi, nous avons vu quelques court-métrages français
et nous avons assisté à plusieurs tables rondes et des débats avec des réalisateurs.
Le festival a attiré un public intéressé, de tous les origines, qui a participé
activement aux débats.
Ce festival a été présenté à l’initiative de l’Association
Art en Exil (Paris) sous la direction artistique de Monsieur Djavad Dadsétan,
en collaboration avec le Festival de Cinéma Iranien en Exil (Suède) et le Cinéma
AZAD (Allemagne).
Quelques
notes sur les films présentés
Le festival a commencé avec un court dicours d’ouverture de Monsieur
djavad Dadsetan directeur et fondateur de premier festival de Cinéma Iranien
en Exil (france) et Monsieur Hossein Mahini, directeur du Festival de Cinéma
Iranien en Exil de Suède, discours suivi par une très belle danse, inspirée
par les Derviches tourneurs et spécialement conçue pour le festival par Chahrokh
Mochkin Ghalam.
Les quatre films que nous avons pu voir le premier jour du festival
étaient :Le plan du désastre, un film de 8 minutes par l’Association des
ex-prisonniers politiques iraniens exilés en Suède, présentant les exécutions
de masse du régime des mollahs.Ce que veut dire la nuit, de Mohamad Shoresh
Kalantari. Un film puissant sur la vie d’une jeune fille de deuxième génération,
d’une famille arabe, qui s’organise une double vie pour pouvoir
réaliser son rêve : devenir danseuse de ballet, malgré l’opposition de
sa famille religieuse. L’histoire se déroule en Hollande.Le Dauphin, de
Farhad Yavari. L’histoire d’une jeune femme dans un hôpital psychiatrique
qui rêve de nager avec des dauphins dans la mer. Elle sera libérée par un éboueur
noir et un infimier de l’hôpital. Yavari a réussi de construire des images
très belles, ce qui est la fonction première du cinéma. Raha, de Faraokh Madjidi.
Les souffrances et les angoisses de Raha, comédienne iranienne de cinéma et
de télévision, obligée de fuir son pays, et désespérée jusqu’à la limite
du suicide. Mais un événement survient qui boulversera sa vie.
Le premier jour du festival était marqué par un hommage à Tadji Ahmadi,
actrice célèbre iranienne, décédée il y a 18 ans en exil, en France. Hommage
présenté par Azizollah Bahadori, acteur et cinéaste iranien.
Journal du Front de Réza Deghati et
Sebastien Junger, documentaire produit par National Geographic. Ce film avait
été présenté au Festival de documentaires à Cannes. R. Deghati, exilé en France
depuis 20 ans, est devenu un photographe réputé sur la scène internationale.
Le documentaire présente le dernier entretien avec Massoud, dans un Afghanistan
déchiré par la guerre civile et la misère et ses conséquences.
Puis, nous avons pu voir trois films
de Henri Gruvmann, suivi par un court métrage Merguez, panini, jambon beurre
de Stéphanie Aubiot et Nicolas Ackern, un film simple et beau contre le racisme.
Le Procès, de Moslem Mansouri. Dans
un village de la banlieue de Téhéran, un écrivain populaire tourne un film.
Celui-ci une fois terminé est projeté aux villageois. Mais, dénoncée aux services
secrets de la République islamique, l’équipe de cinéastes est arrêtée
et emprisonnée.
Les Prostituées et Les Réfugiés de
guerre, de Moslem Mansouri. Entretiens poignants avec des prostituées et une
famille de réfugiés de guerre qui expliquent en termes simples et émouvants
leurs vies et leurs malheurs.
Vienne, mon amour, de Houchang Allahyari.
Une comédie sur les aventures et les amours d’un iranien traditionnel
religieux expatrié à Vienne qui tente de convaincre sa fiancée autrichienne
de l’épouser de façon religieuse. Ce film a été projeté en hommage à son
acteur principal Fereydoun Farrokhzad, assassiné en Allemagne par les services
secrets iraniens quelques temps après la sortie du film.
Le dernier jour du festival a commencé par le film de la cinéaste iranienne
Djamileh Nédaï, un documentaire sur la quatrième conférence mondiale sur les
femmes, à Pékin, appelé Carnet de Chine, film suivi d’un débat avec la
cinéaste.
Puis, nous avons pu voir trois films
L’Aube, le Voyage et Comédie classique. Ce dernier, œuvre de Negar
Hadj Seyyed Djavadi, une jeune cinéaste iranienne, met en scène un couple iranien
dans la soixantaine, vivant à Paris avec leur fille Maryam, et ayant une boutique
de développement de photos. L’histoire commence quand Ghassem, le père,
voit avec horreur la photo de sa fille en compagnie d’un jeune Français.
Le couple veut voir leur fille mariée à un iranien… Le film présente d’une
façon humouristique et réussie, les contradictions de le vie de la jeune fille.
N’oublions pas le jeu impressionnant de A. Bahadori.
La dernière séance du festival nous
a présenté plusieurs court-métrages :
Les ailes du désir, de Massoud Raouf. Un petit garçon apporte comme cadeau à son père enfermé en prison un dessin d’oiseaux. Mais le dessin est refusé au motif qu’il est subversif. L’enfant recommence et cette fois il dissimule des oiseaux dans les branchages des arbres.
J’avais un pays, de Arache Riahi. Un film qui fusionne les images d’un petit garçon chantant un hymne sur l’Iran avec celles de scènes de lapidation en Iran.
La politique d’Asile en Allemagne, de Dariuche Chirvani. Une interview d’une journaliste avec un expert du Commissariat aux réfugiés, montrant l’hypocrisie de la politique des responsables.
Autrui, de Saïd Manafi. Film basé sur l’histoire vraie de Marcus, jeune réfugié africain, expulsé d’Autriche par la police et tué par les policiers au cours de sa déportation vers son pays d’origine. Les images sont très puissantes.
La Frontière, de Réza Parsa. Quelque part en Suède, dans une école, une immigrée à bout de désespoir, sur le point d’être expulsée avec sa fille de neuf ans, prend en otage un enseignant et sa classe, menaçant de les exécuter si sa demande d’asile est rejetée. A ne pas oublier le jeu très puissant de Soussan Taslimi, l’actrice principale du film.
Ma Bonne Voisine, de Amir Réza-Zadeh. La solitude d’une jeune femme d’une famille d’exilés, observant sa jeune voisine jouant au violoncel. Elle se fait inviter par la musicienne au concert de celle-ci, mais le père ne lui permet pas d’y assister…
Le Tribunal de Berlin, de Golmakani. Un documentaire-enquête
sur les événements qui suivirent la vague d’assassinats d’intellectuels
iraniens en automne 1998 en Iran. Le film suit la fille d’un couple assassiné,
son parcours et ses conférences de presse dans plusieurs pays européens, pour
alerter l’opinion publique occidentale sur la réalité du régime de terreur
de la République islamique.
Voilà ! Nous avons passé des moments nostalgiques, puissants, tristes, humouristiques, passionnés et passionnants…